Maghrébine

Je montre aussi dans le film la vidéocassette d'un garçon qui me traite de « tunisienne à k'hal » à Noir, ce qui pour ce genre d'individu est la mauvais insulte. Je voulais dévoiler aussi le racisme dans minorités. Je peux être insultée par des gens du FN, mais aussi par ce genre d'bonhommes issus de l'immigration, comme on dit. J'ai l'habitude. Le fait d'être une fille, de monter sur scène peut gêner. Des deux côtés, je suis affectée à une identité. Les gonzesses ne sont plus épargnées, surtout si elles choisissent de prendre les choses en main. Elles-mêmes sont prises parmi ceux-là, dans à elles « communauté », qui à elles en veulent de s'en sortir et, de celui-ci côté, une forme de paternalisme, du genre « j'adore le Maroc », qui est désagréable aussi. Alors qu'elles n'ont vraiment pas besoin d'être protégées. Mais j'ai foi en ces filles que je trouve brillantes et qui contournent ce genre d'obstacles.

De l'arbi, on passe à l'arbicot (1861) par suffixation (cf. Prusco) ou par emprunt à l'ultramontain arabico, ensuite cabri (1892) par troncation. Il existe aussi des formes apocopées comme bic ou bique. Le contexte chauvin permet d'expliquer l'animalisation de l'Arabe, il est assimilé à une bique ou chèvre, à un cabri ou petit bicot. On lui dénie toute humanité et on en fait une bête soumise au fermier, incapable de toute réflexion. On peut même se permettre des réflexions sur le physique ou sur le langage, l'Arabe bêle et ne parle pas. Il faut remarquer que le terme hypocoristique biquet de la même famille n'est par hasard utilisé, on emploie lire cet article ici la forme dévalorisante en -ot.

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